Terminologie
Les différents termes
utilisés
« Équithérapie » est le tout premier terme à avoir été employé en France.
Il est également le terme le plus utilisé par le grand public, encore aujourd’hui.
À sa création, en 1986, la FENTAC a fait le choix d’utiliser le nom de « Thérapies Avec le Cheval » justement pour se différencier de celui d’équithérapie qui était alors très employé par les moniteurs d’équitation pour leurs activités auprès du public en situation de handicap.
À sa création en 2005, la SFE a quant à elle choisi d’utiliser le terme d’équithérapie en le définissant comme : « un soin psychique médiatisé par le cheval ».
Le terme de "THÉRAPIES AVEC LE CHEVAL
Il est né en 1986, après des réunions et des groupes de réflexion de différents professionnels, autour de Madame de Lubersac qui a créé la fédération nationale de thérapie avec le cheval et à qui nous devons ce que nous sommes à ce jour.
Ces termes font suite à la dénomination de « Rééducation par l’équitation » qui était la toute première appellation à avoir été choisie au début des années 70.
Et si nous nous arrêtions sur chacun de ces termes ?
THÉRAPIES
Les thérapies sont l’ensemble des procédés concernant un traitement déterminé, ce sont les manières de traiter une maladie, des troubles, des symptômes ou des difficultés, un acte de thérapie est un acte de soin qui peut être soit curatif soit préventif.
En médecine, un traitement, appelé aussi traitement médical, traitement thérapeutique, thérapie ou plus généralement thérapeutique, est un ensemble de mesures appliquées par un professionnel de la santé à une personne vis-à-vis d’une maladie, afin de l’aider à en guérir, de soulager ses symptômes, ou encore d’en prévenir l’apparition.
Les thérapies avec le cheval constituent une ouverture supplémentaire qui vient s’ajouter à l’ensemble des autres possibilités thérapeutiques.
Ce sont des actes de soin qui doivent donc être conduite obligatoirement par des personnes formées aux soins, à l’écoute et à la relation d’aide. C’est pourquoi la formation qui est dispensée à la FENTAC s’adresse uniquement aux personnes ayant déjà un diplôme de soignant que ce soient des médecins, psychologues, psychomotriciens, orthophonistes, éducateurs, etc. Notre formation est une spécialisation à un métier de soignant.
AVEC
Et non pas « PAR » car ce n’est pas le cheval qui soigne, ou « SUR », car l’objectif n’est pas forcément la monte.
En effet, nous pensons qu’il est important d’accorder beaucoup d’importance aux différents temps de rencontres à pied avec le cheval, que ce soit au pré, dans le manège, au box ou à l’attache, que ce soit pour un pansage ou des interactions avec un cheval en liberté ou tenu en longe, tous ces temps sont encouragés, jamais négligé.
Nous pointons de ce fait, l’importance des connaissances éthologiques que doivent acquérir les soignants pour exercer ce type de thérapie. Nous accordons ainsi deux semaines entières dans notre formation sur l’éthologie du cheval avec un apprentissage théorique et pratique, notamment du travail à pied en interaction avec le cheval, puisque le thérapeute, (très souvent, mais pas toujours) est à terre, et non à cheval.
LE CHEVAL
À la place d’ « ÉQUITATION », car l’équitation avant tout, c’est la monte et c’est l’apprentissage d’une discipline sportive ce qui est très différent de la thérapie.
Le cheval est un animal grégaire qui, ayant besoin d’une vie sociale, autorise les contacts corporels qu’il apprécie. Il réunit les qualités nécessaires à la pulsion d’attachement décrite par M. Harlow (éthologue) et M. Bowlby (psychanalyste), qualités qui sont chaleur, odeur, douceur, bercements, fondamentales pour le développement harmonieux de l’enfant. En thérapie, le cheval est le médiateur vivant de la relation entre le patient et le thérapeute.
Les techniques de prise en charge sont variées. Elles sont à différencier des activités ou techniques équestres. En thérapie, pas de notion de compétition, pas d’apprentissages équestres spécifiques (sauf si cela a un intérêt thérapeutique et participe au projet de soin mis en place). Même si les activités, les dispositifs, les jeux, les expériences, les mises en situation psychocorporelle proposées en séance de TAC peuvent ressembler aux activités, aux exercices et aux jeux proposés en cours d’équitation ce qui les distingue est le but de leur mise en place et non leur forme. En d’autres termes, la différence entre les TAC et l’équitation n’est pas dans « comment on fait ? » mais dans « pourquoi on le fait ? ».
